Archives des Verts français Archives des Verts français

COMMUNIQUE DU RESEAU ENVIRONNEMENT SANTE SUR LE BISPHENOL A. Février 2010

dimanche 14 février 2010

Envoyer à un ami
Version imprimable de cet article

l’AFSSA reconnaît l’existence d’un problème, mais n’en tire pas les conséquences

En reconnaissant l’existence de signaux d’alerte, l’AFSSA revient clairement sur ce qu’était sa position jusqu’à maintenant, mais elle n’en tire pas les conséquences qui s’imposent. Les signaux d’alerte, dont elle fait état, sont multiples, car on dispose aujourd’hui de plusieurs centaines d’études mettant en évidence une grande variété d’impacts. C’est ce que résumait la déclaration signée par les 38 scientifiques réunis lors de la conférence de Chapel Hill aux Etats Unis en 2007 : « le BPA est suspecté d’être impliqué dans les grands problèmes de santé actuels : cancer du sein, cancer de la prostate, diabète de type 2 et obésité, atteinte de la reproduction, problèmes neuro-comportementaux, maladies cardio-vasculaires... » (VOM SAAL FS et al. Chapel Hill Bisphenol. An expert panel consensus statement : integration of mechanisms, effects in animals and potential to impact human health at current levels of exposure. Reproductive Toxicology 2007.24:131-138 ). Depuis cette conférence, les données se sont accumulées. 49 études ont été publiées entre Mai et Décembre 2009 qui confortent, sauf une, ce jugement. Faait nouveau depuis 2008, les études chez l’homme commencent à être publiées : ● ● chez l’adulte : maladies coronariennes, diabète, troubles de la sexualité, diminution de l’efficacité de la fécondation in vitro chez les personnes les plus imprégnées en BPA chez l’enfant : troubles du comportement en lien avec l’imprégnation maternelle au BPA (étude publiée en octobre 2009). Cette étude américaine montre qu’au niveau d’imprégnation où est la population humaine, on retrouve ce qui a été observé dans 30 études chez l’animal (rat, souris, singe) . Il est donc urgent d’agir et de ne pas attendre, comme le propose l’AFSSA, les résultats d’études à venir. Il y a urgence, car le problème principal est la contamination du foetus par sa mère et cette contamination est principalement d’origine alimentaire : boîtes de conserve, canettes de boisson, films alimentaires, récipients , bouteilles d’eau et matériel électroménager en polycarbonate..... Le Réseau Environnement Santé demande à Madame la Ministre de la Santé, ministre de tutelle de l’AFSSA, de prendre une décision d’interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires, seule mesure susceptible d’arrêter la contamination maternelle et par voie de conséquence celle de la quasi-totalité des foetus.

Porte-parole : André Cicolella

Top
Plan du site | Site réalisé par Oizoo avec SPIP | SPIP
EELV - 6 rue Chaudron - 75010 - Paris - Tél. 01 53 19 53 19