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Communiqué à la presse du 6 mars 2001

Fièvre aphteuse : l’agriculture productiviste en accusation

mardi 6 mars 2001

Si l’apparition du virus n’est évidemment pas prévisible, la politique de concentration des élevages et d’importations massives insuffisamment contrôlées dans le cadre des échanges internationaux ont permis la propagation du virus.
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L’épizootie de fièvre aphteuse qui met en émoi toute l’Europe place à nouveau en lumière les méfaits de l’agriculture productiviste.

Encore une fois, l’objectif de réduction des coûts met en danger l’agriculture française et européenne. La crise de l’ESB et celle de la fièvre aphteuse montrent que plus une agriculture est industrialisée et productiviste, plus elle est fragilisée. En voulant rentabiliser au maximum, l’agriculture intensive a tué la poule aux ufs d’or. Aujourd’hui, la disparition de centaines de milliers de paysans dans notre pays, l’eau polluée, les sols détruits et les conséquences sanitaires graves de la course au rendement coûtent très cher à la société.

Les Verts considèrent depuis toujours qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Si l’argent que nous donnons maintenant pour réparer les dégâts avait plutôt servi auparavant à réorienter l’agriculture française vers une agriculture paysanne et biologique, il y a fort à parier que le monde agricole n’aurait pas aujourd’hui à affronter une telle crise. Plus que jamais, la France et l’Europe doivent favoriser le développement d’autres pratiques agricoles, combinant quatre fondamentaux : production d’une alimentation de qualité pour tous, maintien de la biodiversité, respect de l’environnement, mode de vie et revenus acceptables pour les producteurs. Une réorientation de la Politique Agricole Commune est donc nécessaire.

Pour autant, Les Verts sont conscients de la situation dramatique dans laquelle se retrouvent aujourd’hui de nombreux agriculteurs et approuvent les mesures d’indemnisation prises par Jean Glavany. Mais si elles ne sont pas accompagnées de la refonte du système agricole, elles n’auront pas plus d’effet qu’un emplâtre sur une jambe de bois.

Denis Baupin Porte-parole

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