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Samedi 14 décembre, 14 h 30

lundi 2 décembre 2002

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Catherine Grèze rappelle que, malgré trois réunions de la commission des résolutions, la synthèse des textes votés en AG décentralisée n’est toujours pas acquise

15 h 00 :
- Heure limite de dépôt des textes de synthèse.
- Heure limite de dépôt des candidatures au Conseil statutaire et des commissaires financiers.

Répartition du CE déduite des résultats de l’AG décentralisée.

-  F (Désir de vert) 4,
-  B (Retrouver / Convaincre la société) 3,
-  C ("Ecolo !") 3,
-  D (Rénovons maintenant) 2.

Restent 3 postes à pourvoir.

 

Commission des 21, composition par motions :

-  F (Désir de vert) 6,
-  B (Retrouver / Convaincre la société) 5,
-  C ("Ecolo !") 5 ;
-  D (Rénovons maintenant) 4,
-  E ("L’utopie sinon rien") 1

Cette commission, chargée d’élaborer des propositions de composition du CE, elle est composée de cniriens, dont on connaîtra les noms après l’élection du 1/4 national du Cnir :

Françoise Alamartine, Catherine Alfarroba, Maryse Arditi, Danièle Auroi, Denis Baupin, Martine Billard, Michel Bock, Michel Bourgain, Andrée Buchmann, Franck Contat, Patrick Farbiaz, Daniel Fillol, Patrick Garnon, Jean-Baptiste Giordano, Marie-Anne Issler-Béguin, Pénélope Komites, Didier Leber, Jean-Pierre Lemaire, David Martin, Jean-Vincent Placé, Corinne Ruffet.

 

Bilan DV Bilan Aline Archimbaud

 


 

Présentation des motions de synthèse

 

Motion A : (Singularités vertes) Olivier Pagès

Notre projet est celui de dépasse le socialisme historique, pas celui de savoir si nous sommes plus à gauche ou un peu plus au centre. Les motions présentées aujourd’hui sont soit dans le consensus mou, soit dans le patchwork, sans volonté d’orientation politique et d’une opposition digne de ce nom. Nous devons replacer l’humain et la solidarité planétaire au centre de nos préoccupations et de nos valeurs. Soyons un vrai parti politique d’écologistes, soyons enfin singuliers. Les sens de l’être humain s’atrophient, réclament toujours plus d’intensité ou de hurlements, on ne voit plus ce qui n’est pas placé sous l’éclairage de l’écran, on n’entend plus sans grand renfort de décibels, on ne sent plus les parfums, les fleurs n’ont plus d’odeur.

Motion B : (Retrouver / Convaincre la société) Denis Baupin

Nous sommes déçus par la façon dont se déroule ce congrès, puisque DDV est arrivé en tête, il lui revient de définir l’espace d’un possible projet majoritaire. Nous étions alors disponibles, au lendemain des assemblées générales décentralisées pour construire une majorité politique. Or aujourd’hui, la construction de cette large majorité politique n’a pas été possible car DDV a choisi de privilégier, et c’est son choix, une alliance étroite avec la motion du pôle écolo, en choisissant volontairement mais de façon caricaturale une vision négative du bilan et en estimant que ce bilan devait surdéterminer l’orientation du congrès. Les Verts doivent adresser un message clair à la société, présenter l’image d’un parti fort et rassemblé sur une orientation politique. Face aux attaques de la droite, il y a nécessité de se mobiliser et d’être présents dans les luttes pour préparer de nouveaux débouchés. Notre présence est nécessaire au Forum social européen qui sera un temps fort de l’année à venir. Les Verts doivent être forts pour amorcer une stratégie de reconquête après la défaite du printemps dernier au moment ou les autres partis de l’ancienne majorité plurielle sont en train de reconstituer leurs forces afin de proposer une offre politique et au moment ou bon nombre de nos élus locaux ont besoin d’une image unie des verts leurs permettant de mener à bien leurs actions locales. Pour autant, nous continuerons à participer de façon constructive et active à l’animation du mouvement quels que soient les résultats de ce congrès. Notre volonté n’est pas seulement de nous retrouver simplement sur une évaluation du passé ou sur une position de repli identitaire, l’important aujourd’hui pour les Verts est de retrouver et convaincre la société.

Motion C ("Ecolo !") + F (Désir de vert) : Gilles Lemaire et Maryse Arditi

Gilles Lemaire : Ce congrès doit marquer notre capacité à débattre et à avancer ensemble. Nous avons cherché depuis le début à débattre sur le fonds des orientations sans mettre d’exclusive contre un tel ou un tel. Nous avons recherché l’accord politique sur le fonds le plus large possible. Au terme de ce processus, il a été possible d’écrire et de signer une motion de synthèse avec Écolo, c’est ce que nous faisons. Nous avons débattu et progressé dans la compréhension mutuelle entre les différentes motions. Quel est le sens de ce projet commun ? Comprendre ce qui s’est passé, nous sommes fiers des avancées que notre participation gouvernementale nous a permis d’atteindre, mais nous souhaitons analyser ce qui n’a pas marché pour mieux réussir la prochaine fois. Et là , je le dis clairement, ce n’est pas simplement la faute des autres, ni celle de nos partenaires. Nous avons des responsabilités, nous en tant que Verts, sur ce qui a moins bien réussi. Responsabilités liées à notre fonctionnement collectif et aux orientations que nous avions collectivement décidées. Pour l’avenir, ce que nous voulons maintenant, c’est résister à ce gouvernement qui, sous des dehors débonnaires, est un gouvernement réactionnaire qui détruit ce qui a été fait de positif durant les cinq dernières années. Mais nous ne résisterons pas seuls, nous avons besoin de tisser des liens avec la Confédération paysanne par exemple, avec José Bové et tous les militants Verts qui luttent contre la "malbouffe" au risque de faire de la prison. Nous serons à leurs cotés et les défendrons dans les semaines qui viennent. Nous tisserons également des liens avec les syndicats quand il s’agira de débattre des retraites. Nous nous battrons également sur le nucléaire pour remettre en cause ces projets néfastes que nous prépare le gouvernement. C’est ainsi que nous construirons l’alternative à la mondialisation libérale, le Forum social européen de novembre 2003 à Paris Saint-Denis constituera un moment fort de la mobilisation de tous les Verts. Il nous faut le réussir ce sommet. Nous devons affirmer notre identité d’écologistes sans complexes. Nous n’avons besoin ni d’un grand frère protecteur, encore moins d’un parti unique de la gauche.

Maryse Arditi : C’est dans la solidité et dans la durée qu’il nous faut construire. Nous souhaitons construire et multiplier les innovations sociales, seul moyens de parvenir à changer progressivement la société dans la démocratie, nous ne nous situons pas exclusivement dans le contre, nous voulons absolument expérimenter le pour. Nous sommes pour l’autonomie contractuelle et nous la déclinons. Si le rapport de force est insuffisant, alors il nous faut prendre le temps de le construire dans la durée et dans l’autonomie et si nous devons y aller sans contrat, alors que nul ne compte sur nous pour qu’il y ait des désistements automatiques de second tour. Nous sommes pour aller dans les exécutifs, mais nous refuserons d’y aller si, lorsque nous y sommes, nous n’avons pas le rapport de force nécessaire pour faire bouger de manière réelle et visible les politiques publiques, pour que chacun comprenne que nous sommes là, et que quand nous sommes là, ça change des choses.

 

Motion D (Rénovons maintenant) : Marie-Hélène Aubert

Il y a urgence à sortir du carcan de l’arithmétique, ce n’est pas parce que 29 +22 égale 51 % que nous construisons pour autant une majorité politique débattue au sein des Verts. Est-ce que les soutiens du pôle écolo seraient-ils tous exclusivement axés sur le repli identitaire ? Et est-ce que le "tout sauf Mamère"ou le "tout sauf Voynet" peuvent vraiment constituer une orientation politique ? Nous devons pouvoir tirer un bilan lucide et serein de ces cinq dernières années. Considérer que la participation gouvernementale serait un échec, que Noël Mamère aurait échoué - alors que pour la première fois de notre histoire nous avons franchi la barre des 5 % à la présidentielle -, ce serait un comble !Soyons fiers de ce que nous faisons en valorisant nos acquis. La large synthèse que nous espérions n’a pu être atteinte en raison de quelques questions fondamentales à approfondir. Tout d’abord notre posture politique et notre identité écologiste : est-ce que oui ou non nous voulons devenir un grand parti du développement durable ouvert à l’ensemble de la société et à l’ensemble des mobilisations sociales et pas simplement à celles qui militent pour une autre mondialisation bien que nous y soyons largement représentés ? La question n’est pas de savoir si nous devons en être ou pas, mais avec quelles forces, avec quelles propositions concrètes, avec quel rôle en tant que parti politique ? C’est ce que nous devons définir en évitant les positionnements théoriques sur une présence ou non au sein des ces mouvements. Nous devons également être présents au sein des organisations de consommateurs, de parents d’élèves, de santé, d’éducation et d’organisations professionnelles : c’est avec tous ceux-là aussi que nous devons maintenir un dialogue et des échanges que nous avons peut-être perdu ces dernières années. Voulons-nous, oui ou non, être ce grand parti du développement durable ou devenir une composante de la gauche radicale ? Nous devons être capables de mener ensemble ce débat sereinement. Les slogans réducteurs ne suffisent pas, nous devons toujours avoir un certain doute à l’esprit et ne pas transformer notre projet en une sorte de bible Verte que nous assénerions en permanence à la société toute entière. À l’heure ou l’on parle de l’élargissement, où la convention européenne fait des propositions sur les institutions européennes, il nous faut ouvrir nos horizons et nous emparer pleinement du projet qui est le nôtre : intrinsèquement européen et planétaire. Enfin, conduire la réforme de nos statuts pour les clarifier et les simplifier en soumettant cette réforme par référendum à tous les militants. La majorité à quatre est nécessaire pour affronter le risque majeur de la marginalisation, celui de faire fuir bon nombre de nouveaux adhérents ou celui de devenir un petit supplétif du PS ou une petite composante de la gauche radicale, celui bref de devenir inutile. À cette heure la synthèse n’est pas atteinte, mais nous pensons que c’est encore possible, et que c’est là tout le sens de la démarche entreprise par Rénover maintenant avec le soutien de beaucoup d’autres à travers diverses motions. Nous souhaitons poursuivre ce travail.

Motion E ("L’utopie sinon rien") : Didier Lebert

Nous proposons, nous utopistes, une rupture avec la social-démocratie. Nous refusons une croissance omnipotente et destructrice qui conduit à l’appauvrissement d’une majorité des peuples et au gaspillage des ressources de notre planète. À l’opposé, nous devons promouvoir la décroissance conviviale et soutenable axée sur l’auto-écodéveloppement qui recouvre les valeurs de la sobriété, du respect des écosystèmes et de la simplicité volontaire.


Tour de parole après présentation des motions

Noël Mamère

La problématique politique que nous défendons a plus que jamais sa place dans le paysage politique français pour améliorer ce qu’Illitch qualifiait de "bien être". On ne peut oublier ce philosophe qui est mort la semaine dernière et qui fut l’un de ceux qui ont contribué à construire, non pas notre idéologie, mais notre point de vue sur le monde en nous apprenant que les prouesses du progrès technique sont toujours porteuses de promesses catastrophiques. Hommage donc à Ivan Illitch. N’oublions pas non plus une jeune femme qui est emprisonnée par les FARC en Colombie, et qui représente les Verts : Ingrid Bettancourt. Parce qu’en effet, c’est relativement facile et confortable de cultiver nos rivalités dans le confort d’une démocratie, alors que nous savons qu’il y a tant et tant de militants de l’ombre, terrorisés parce qu’ils essaient de défendre des idées qui sont les nôtres, les idées de liberté, de défense des droits de la personne, et qui considèrent que l’écologie politique n’est pas un luxe de riche, mais une problématique qui englobe la condition sociale des gens, qui s’intéresse aux inégalités dans les pays riches, mais aussi entre les pays riches et les pays pauvres. Et si nous n’arrivons pas à faire comprendre aux Français que cette problématique-là est importante pour contribuer aussi à changer leur vie, que ce soit dans les banlieues ou de l’autre coté des océans. Ceux-là attendent de nous un message ; si nous continuons à nous regarder le nombril comme nous le faisons, alors nous aurons manqué cette exigence et cette mission historique qui est la nôtre (...).

Et puisqu’il faut parler de cuisine interne, j’y resterai quelques secondes pour m’attarder sur une seule chose : nous sommes très contents de nous retrouver 500 délégués, considérant finalement qu’à 500, nous représentons l’ensemble des militants Verts. Si nous sommes 500 délégués, 50 % de nos militants ne se sont pas déplacés dans les assemblées fédérales, vous me direz, c’était la même chose à Toulouse, sauf que depuis Toulouse, il y a eu l’élection présidentielle, il y a eu le 21 avril, il y a eu cette déconvenue magistrale des élections législatives. Mais il y a eu depuis le 21 avril 1 500 nouveaux adhérents qui pour la plupart ne sont pas venus. Alors, demandons-nous pourquoi et interrogeons-nous tous ensemble pour savoir pourquoi nous ne les représentons pas bien ! Cette responsabilité est évidemment collective et nous ne pouvons pas faire l’économie d’une réponse à cette exigence de ceux qui sont venus dans notre parti pour attendre de nous que nous soyons plus sur le terrain et plus dans la société (...).

Pour que les Verts entrent dans des exécutifs, il faut des électeurs et nous ne pouvons pas affronter les élections de manière isolée. Alors, il faut créer des passerelles avec tous ceux qui aujourd’hui passent leur temps à nous diaboliser. On ne peut pas se considérer comme un grand parti quand on a autant d’ennemis : les chercheurs, les transporteurs, les agriculteurs, les lobbies nucléaires, les chasseurs aussi Nous devons établir des territoires de compromis avec ceux qui, dans ces secteurs-là, sont en train de douter. Est-ce que vous pensez que tous les chercheurs sont d’accord avec ce que je viens de dire cette semaine ? Comme par hasard, l’Académie de médecine voudrait nous faire croire que les OGM c’est bon pour la santé et bon pour lutter contre la faim, au moment même où madame Haigneré, ministre de la Recherche, présente au Conseil des ministres un projet qui vise à privatiser la recherche et à transformer un certain nombre de chercheurs en mercenaire de Monsanto ou d’Aventis. Est-ce que l’on ne peut pas discuter avec ceux qui doutent ? Le problème n’est pas de savoir si nous sommes des caméléons de la gauche mouvementiste, mais de trouver les moyens de travailler avec elle. Si nous ne faisons pas du thème de l’Irak, qui va amener le désordre dans le monde, un des thèmes majeurs sur lequel les Verts sont le plus offensifs, alors nous aurons là encore raté notre mission. Nous devons être ceux qui ont un monde d’avance sur les questions écologiques, sur les questions d’équilibre international, de santé, sur les questions sociales et celles du développement soutenable. Même si, pour cela, il nous faut trouver une articulation avec la gauche mouvementiste, sans pour autant nous fondre dans ces mouvements. Il y a deux poids deux mesures : le président de la République incite d’un côté la politique de l’intolérance et de l’ "impunité zéro", que se charge de mettre en uvre M.Sarkozy en stigmatisant des catégories de la population, en inventant des classes dangereuses comme au 19e siècle, et ce même Président, pour se protéger, s’offre d’un autre côté le luxe d’une commission qui vient de déclarer, M. le président, vous avez droit à l’impunité totale, vous êtes protégé, vous ne vous expliquerez pas devant la justice ! Eh bien, oui, il y a une différence entre la droite et la gauche, même si nous étions insatisfaits de la loi sur l’eau, que nous trouvions très limitée. La droite, elle, ne se pose pas de cas de conscience, elle supprime purement et simplement la loi sur l’eau de Voynet et Cochet et dit-on va faire encore plus de cadeaux à l’agrobusiness et à l’agriculture industrielle, ceux qui font encore qu’aujourd’hui il y a des gens qui, dans les pays du tiers monde, ne peuvent pas vivre dignement. Il nous faut envoyer aux Français un message de mobilisation, un message de cohérence et de lisibilité, et si nous avons tant de difficultés aujourd’hui, dans la passion du congrès - ce qui est normal - à accoucher d’une majorité qui viendra peut-être ce soir au forceps, c’est parce que notre organisation fait que nous n’avons pas pu organiser les débats dans de bonnes conditions devant tous les militants et pas simplement devant les élus ou les cadres intermédiaires. Si les Verts doivent tourner une page, ça ne me gênera pas qu’on le fasse et qu’on accepte l’idée qu’il y ait dans ce parti une majorité et une minorité. Je pense que la minorité doit laisser la majorité gouverner mais qu’elle doit garder toute sa place au sein du parti Vert. En politique, il faut savoir être réaliste, il y a des moments où l’on vous aime, des moments où ça marche moins bien ; mais la grande erreur que commettent beaucoup de responsables politiques, c’est que l’on ne demandent pas aux français de nous aimer, on ne demande pas aux Verts et aux militants Verts de nous aimer. Quand on a la prétention de figurer parmi leurs responsables, on leur demande simplement de nous respecter et ils nous demandent de tout faire pour être respectables. Si j’ai pu être respectable devant vous aujourd’hui, j’en serai très honoré, merci.


Dimanche 15 décembre, matin

Cnir dimanche matin

Franck Comtat :

Vous avez tous remarqué qu’Yves Contassot été proposé comme porte-parole national des Verts. Pour que cette proposition soit statutaire, soit on modifie les statuts, soit Yves Contassot compte bien se mettre en conformité avec le règlement intérieur en démissionnant de son poste de maire adjoint à l’Hôtel de Ville de Paris. Comme nous sommes une minorité constructive, au vu de la grille d’évaluation et de limitation des mandats et au vu des responsabilités déjà occupées par Yves Contassot : Adjoint au Maire de Paris chargé de l’environnement, conseiller d’arrondissement adjoint au maire d’arrondissement, l’amenant déjà à cumuler 7 points, et constatant que l’attribution d’un poste de porte-parole l’amènerait sans autre interprétation possible à dépasser le maximum autorisé, le Cnir décide d’autoriser à Yves Contassot a dépasser le seuil autorisé par la grille de cumul des mandats, en revanche, le Cnir considère que le cumul député-maire de Noël Mamère reste incompatible avec la grille de cumul et demande instamment à Noël Mamère de rendre un de ses mandats au Parti socialiste.


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