Archives des Verts français Archives des Verts français

Motions ponctuelles thématiques

3.- Cohérence

dimanche 1er décembre 2002

Envoyer à un ami
Version imprimable de cet article

Motion ponctuelle présentée par "Couleurs de Verts". Militants de terrain depuis de nombreuses années, nous déplorons que les questions interculturelles et planétaires aient perdu leur prééminence chez les Verts, en interne comme dans leur action externe.

Parce qu’ils savent que la fin est dans les moyens, les Verts doivent rendre leur fonctionnement interne cohérent avec leurs propositions pour la société. C’est ainsi qu’ils manifesteront la viabilité de leur projet politique.

Le CNIR doit (re)devenir l’organe législatif de notre mouvement. Il doit disposer des moyens pérennes et effectifs pour contrôler et sanctionner le CE dans son application des résolutions du CNIR et de l’Assemblée fédérale.

L’équipe du Bureau du CNIR ne doit donc plus être désignée sur proposition du CE et ne doit compter que des membres du CNIR. Pour quelques domaines prédéterminés (accords électoraux ou programmatiques par exemple), le CE doit mettre en jeu sa responsabilité devant le CNIR. Celui-ci, en cas de faute grave, doit disposer une fois par an du pouvoir de révoquer le CE dans son ensemble ou à titre individuel.

Afin de permettre un travail du CNIR plus régulier, seront adjointes au Bureau du CNIR des Commissions de contrôle d’au moins trois membres issus du CNIR, au nombre et aux thèmes calqués sur les Commissions exécutives. Ces Commissions de contrôle devront contrôler directement le travail des Commissions exécutives en siégeant de droit en tant qu’observateur à toutes leurs réunions, en préparant les sessions du CNIR avec leurs responsables et en publiant des rapports d’activité accessibles à tous les adhérents.

Le CE représente l’organe exécutif des Verts. Il doit être réaffirmé dans ce rôle et donc dans sa fonction de subordination vis-à-vis du CNIR : il ne doit plus s’immiscer dans son fonctionnement et son organisation. Il doit (re)trouver une plénitude de compétences et ne plus en être dépossédé par les courants ou leur chef. À cet effet, tous ses membres doivent pouvoir y travailler à temps plein. Les Commissions doivent devenir de vrais organes de l’exécutif, dont les responsables demeurent élus et révocables par le CNIR, mais dont l’action est dirigée directement par le CE via ses délégués. À cet effet, une négociation au sein de l’intercommission doit être rapidement menée de manière à les réorganiser et à réduire leur nombre total.

À côté du CNIR renforcé, le Conseil statutaire doit devenir le véritable organe judiciaire des Verts. Son rôle d’organe de règlement des conflits doit être réaffirmé et renforcé.

Chaque militant doit être considéré et respecté de manière égale. Le travail et les compétences de tous sont nécessaires : temps de parole, qualité d’écoute, accès à l’information (surtout financière) doivent être strictement les mêmes pour tous, de même que l’attachement au respect des règles et à l’application des sanctions. Le passage dans un poste de responsabilité doit être une forme de reconnaissance, mais rester un exercice très temporaire, limité par la nécessité de faire circuler le pouvoir comme on fait circuler un livre : la règle du non-cumul doit rester ferme, intangible et les situations particulières qui y dérogent doivent rester temporaires. Elle doit aussi être étendue au non-cumul dans le temps, pour favoriser l’émergence d’un maximum de personnalités dans un minimum de temps : les mandats de membre du CE et du CNIR doivent pouvoir n’être renouvelés qu’une fois. Et pour renouveler sa candidature à un même poste, il faudra attendre l’écoulement d’un mandat.

Dans le même souci de cohérence entre discours et pratique, les Verts doivent chercher à préfigurer l’autorité indépendante qu’ils appellent de leurs vux pour appréhender de façon globale toute la problématique des discriminations en France. En transformant l’Observatoire interne de la parité en Observatoire général des discriminations, ils pourront identifier et révéler les caractéristiques de chacun et en faire une source de richesse pour tous, plutôt que donner lieu automatiquement à une spécialisation ghettoïsante (les femmes s’occupent des femmes, les immigrés d’immigration. . .).

L’Observatoire des discriminations devra pouvoir :

-  disposer de compétences d’investigation au sein de toutes les instances du parti ;
-  saisir le Conseil statutaire en cas de constatation de discriminations ;
-  proposer en tant que tel des motions aux assemblées régionales et au CNIR.

Ses rapports annuels feront l’objet de débats aux plans régional et national. Les Verts doivent aussi créer des échanges réguliers entre militants des différents partis écologistes pour capitaliser les expériences : offrir pour une mandature une responsabilité à des membres d’autres partis Verts devrait devenir une pratique ordinaire, elle serait la meilleure garantie contre l’autisme et le franco-centrisme qui nous minent actuellement. Le parti des Verts doit convaincre qu’il est un outil au service des citoyens. En interne, comme en externe, il doit monter sa capacité à éclairer, à rendre actif et responsable.


Signataires :

AQUITAINE Philippe DAGNEAU, Michel ETIENNE, Dominique REFFAY

ILE-DE- FRANCE Abde-Hafid, AL HOURI, Mamadou Bocar BA, Lydie BENOUDJITA, Yamina FELLAHI, Farid GHEIOUECHE, Hamady M’BODJ, Léonid MOTOPENZA, Ruffin MPAKA, Tsakala NYIMI, Eric PIZON, Fanomzezana RAKOTOARISOA, Claudia RAMANANJANAHAR, Astou TANDIA, Moctar TOURE, Eros SANA, Abou SOW, Djibril YONGANE

MIDI PYRÉNÉES Nicole BERTRAND-SERIS, Jean-Baptiste BILLARD, Martine BOUDET-EKUE, Didier Claude ROD, Odile VERDURE

NORD PAS DE CALAIS Julien ROCH

Top
Plan du site | Site réalisé par Oizoo avec SPIP | SPIP
EELV - 6 rue Chaudron - 75010 - Paris - Tél. 01 53 19 53 19