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Privatisation de GDF : pour les Verts, c’est NON

Communiqué de presse des Verts, du 7 septembre 2006

jeudi 7 septembre 2006

Alors que s’ouvre aujourd’hui le débat parlementaire sur le projet de loi portant sur la privatisation de GDF, préparant la fusion GDF/Suez, les Verts rappellent leur opposition au projet gouvernemental.
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Ils considèrent que les premières victimes de cette privatisation, après les salariés de l’entreprise, seront les consommateurs.

Les méfaits de la privatisation dans le secteur énergétique sont connus ; ils aboutissent non seulement à une hausse des prix mais aussi à la recherche d’intérêt à court terme. C’est le cas dans des pays comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne. Ce type de processus entraîne aussi un manque d’investissement à long terme.

En faisant le choix, très idéologique, de la privatisation du secteur de l’énergie, le gouvernement se prive de sa capacité à intervenir sur un marché à la fois stratégique et devenu très sensible, il renonce à garantir par la stabilité des prix et le maintien d’un système de péréquation l’accès à l’énergie pour tous.

Enfin, ce secteur demande des investissements à long, voire très long terme. Les entreprises privées n’investissent pas sans un retour rapide de leur investissement. Il est donc nécessaire de maintenir l’énergie dans le secteur public.

Les Verts rappellent leur opposition à la fusion d’entreprises érigée en politique énergétique, leur attachement au maintien de GDF dans le service public, et leur préférence pour une gestion décentralisée voire une régionalisation des services publics de proximité, comme le prévoyait d’ailleurs la loi de 1946 de nationalisation de l’électricité et du gaz. Ils proposent aussi que l’Etat confie à GDF, sur le temps d’une législature, le soin d’organiser le remplacement des chaudières au fuel des 5 millions de foyers concernés par des procédés utilisant les énergies renouvelables (chaudières à bois, géothermie,...).

Les Verts dénoncent la politique de libéralisation du secteur de l’énergie conduite par le gouvernement. La politique énergétique du gouvernement est irresponsable car elle néglige les véritables enjeux : l’épuisement de la ressource, son prix, ses conséquences environnementales, ainsi que les conséquences géopolitiques, notamment l’instabilité que crée la dépendance au pétrole et aussi la place du nucléaire et la faiblesse en France des énergies renouvelables. Il convient de préparer l’après-pétrole.

Les Verts estiment que les Français ont droit à un véritable débat. La tentation de recourir au 49.3 serait de la part du gouvernement un déni de démocratie.

Sergio Coronado, porte-parole

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