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Non au CPE, non à l’emploi jetable !

La mauvaise soupe du Gouvernement nous rend tous malades !

mardi 31 janvier 2006

« Egalité des chances », « cohésion sociale », « contrat d’avenir », « dialogue social »...

Il ne suffit pas d’affubler de noms poétiques les lois de la République pour faire passer le goût amer des diverses potions administrées depuis plus de 3 ans.
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L’ISF fond comme la banquise soumise au réchauffement planétaire, l’obligation faite aux communes de construire des logements sociaux est réduite par les députés UMP. La crise des quartiers en difficultés de novembre dernier a fait éclater au grand jour l’échec des politiques, sert de prétexte pour aggraver la casse sociale. Pendant ce temps, de plus en plus de richesses s’étalent sans complexe (126 milliards d’euros de dividendes ont été versés en 2004 contre 49 milliards en 1994). Les salariés, eux, se serrent de plus en plus la ceinture et les chômeurs se voient proposer des contrats de travail indéfiniment précaires.

Dans un premier temps,
Le gouvernement UMP n’a juré que par les contrats du secteur marchand et dénigré tout ce qui était emplois publics ou associatifs. Il a détruit les emplois jeunes, supprimé des emplois aidés, réduit les subventions aux associations. Mais la réalité s’est vite imposée : il ne suffisait pas de proclamer le secteur privé, seule source de richesses et de créations d’emplois, pour que cela fonctionne.

Dans un deuxième temps,
La droite a glorifié les exonérations de cotisations patronales et les avantages fiscaux : les entreprises subiraient - comme le répète le Medef - « trop de charges ». Les exonérations (21 milliards pour 2006) et les diverses aides fiscales devaient enfin relancer l’emploi... De nouveau, la réalité a été plus forte que les présupposés idéologiques.

L’été dernier est venu le temps des « petites-entreprises -qui-n’osent - pas-embaucher - de-peur-de-ne-pouvoir - licencier-facilement ».
Par ordonnance et dans la précipitation, Villepin a sortit le CNE (contrat nouvelles embauches) : un contrat hybride, qui n’est ni un CDI, ni un CDD. Il ne comporte pas de « période d’essai » en bonne et due forme... bien que cela ressemble furieusement à 2 ans de période d’essai, largement au-delà de toute la jurisprudence sur les « délais raisonnables » de quelques mois, admis jusqu’à présent.

Aujourd’hui avec le CPE (Contrat Première Embauche) pour tous les jeunes de moins de 26 ans, Le gouvernement continue de passer en force. Le CPE ne se limitera pas à la « première embauche » mais concernera toutes les embauches successives de tous les jeunes de moins de 26 ans, repoussant à 28 ans l’âge auquel les travailleurs pourront prétendre à un minimum de stabilité. Soit, pour ceux qui arrivent jeunes sur le marché du travail, une perspective de 10 ans, voire 12 ans de galère. Et cela parce que les jeunes mettraient 7 ans à trouver un emploi fixe ! En résumé, pour combattre l’injustice qui voyait seulement une partie des jeunes de moins de 25 ans décrocher un CDI, on supprime le CDI pour tout le monde. Avec l’UMP, « l’égalité des chances » se transforme en « égalité dans la malchance »...

Si toutes ces mesures étaient si efficaces pour l’emploi, il n’y aurait pas besoin d’inventer tous les six mois de nouveaux dispositifs ? Certes, le chiffre du chômage baisse, c’est tout simplement par un effet de vases communicants entre chômage d’un côté, et contrats aidés (moins 120.000), radiations et hausse de allocataires du RMI de l’autre (plus 120.000). Les statistiques officielles, elles-mêmes, montrent que la création d’emploi stagne (il n’y a eu que 42.000 créations de postes selon l’INSEE en 2005).

Mais déjà, le Premier ministre annonce, sans même essayer de faire semblant, que la prochaine étape sera le démantèlement définitif du CDI dans les six mois à venir. Pour tout le monde ! Pour le gouvernement, « bouger » semble un objectif en soi. Les incantations à la « modernité » sont particulièrement méprisantes, notamment pour tous les jeunes qui sont « dans la galère ». Elles ne servent qu’à une régression sociale et au retour à l’absence de droit du travail comme au XIXe siècle. Mais attention à l’hyperactivité, ça peut devenir une pathologie !

Les gisements d’emplois existent.
Encore faudrait-il oser mettre l’effort de la communauté nationale sur les emplois d’utilité sociale et environnementale répondant aux besoins et aux urgences. Mais cette droite est tellement rétrograde qu’elle ne peut trouver de salut hors des sentiers battus ! Refus de relancer l’emploi associatif, pourtant si utile dans beaucoup de secteurs de notre société. Refus d’agir contre l’effet de serre, ce qui créerait beaucoup d’emplois, notamment dans les secteurs du bâtiment et des énergies renouvelables.

Les Verts se battent résolument contre le projet de loi trompeur « égalité des chances », contre le CPE et l’emploi jetable.

Télécharger ce tract (pdf, 132 k)

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