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Motion ponctuelle 8 : Pour la création d’un « Centre de ressources documentaires et de recherche sur l’écologie politique »

Extrait de la Tribune des Verts n°15, automne 2004 - Vert-Contact n°721, p.53

lundi 25 octobre 2004

Cette année, Les Verts ont eu vingt ans.

Beaucoup de documents se sont accumulés en vingt ans et même avant. Que ce soient des tracts, des revues, du matériel de campagne, des textes de motions, ou des articles de presse, ils sont répartis aux sièges national, régionaux ou départementaux et chez de nombreux particuliers, adhérents anciens ou actuels. Mais nous ne savons pas les collecter, les conserver, ni les gérer. Nous n’avons rien mis en place pour cela.
Comme toutes les autres grandes formations politiques françaises, Les Verts doivent donc d’une part se doter d’un véritable outil de conservation et de gestion d’archives.

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D’autre part, cette structure devra dans un deuxième temps encourager des entreprises de recherche sur l’histoire du mouvement écologiste à partir de ces divers documents accumulés. La formation du mouvement vert a été longue et difficile à se concrétiser politiquement. Il est temps pour nous de faire l’effort d’analyser l’histoire du mouvement écologiste français et de comprendre ce qui nous constitue profondément, quelles sont les lignes de force régulières et permanentes de nos actions et de nos idées, comment l’écologie s’est structurée en mouvement politique.

Sur ces deux objectifs, pour pouvoir s’inscrire - dans la durée, condition d’efficacité et de qualité, un « Centre de ressources documentaires et de recherche sur l’écologie politique » affilié aux Verts aurait pour but :

1 . De collecter, notamment au-delà du fonds actuel existant, de classer et de mettre à la disposition des chercheurs les archives des Verts. En effet, non seulement par manque de place, mais aussi par manque de volonté politique et de rigueur de gestion, beaucoup trop d’archives des Verts ont été successivement jetées.
Pour que cela cesse, nous devons mettre en place une structure capable de les recevoir ou bien établir un lien durable avec une bibliothèque intéressée par ce type d’archives comme la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) située sur le campus universitaire de Nanterre (92).
Des conventions de stage pourraient par exemple être établies avec de jeunes documentalistes.

2. D’attribuer des bourses pour des étudiants-chercheurs en sciences sociales (histoire, sciences politiques, ...) intéressés par l’étude de ces archives et de ce thème. Sélectionner les étudiants, fixer le montant de ces bourses, aider à la publication de ces travaux de recherche.
Par exemple, deux bourses de DEA et une bourse de thèse - pourraient être attribuées chaque année ou tous les deux ans.

3. Sur la base de ces travaux de recherche, ce centre devra aider à la publication d’une revue théorique d’écologie politique et des mémoires de thèse et de DEA dans une collection spécialisée sur l’écologie politique, peut-être encore à créer, et à l’organisation de colloques.

4. Ce type de centre à constituer et à gérer représente une charge de travail énorme, surtout au début.
Pour qu’elle puisse être assumée avec constance et avec sérieux, un salarié pourrait être employé pour l’animer.
Des conventions de stage pourraient aussi être passées.

Mais quel statut doit être adopté pour cette structure : association, véritable institut de documentation et de recherche, ou simple commission nationale ? Comment sera-t-elle gérée ? Quels seront ses rapports avec le parti Vert ?

Nous demandons donc la création d’une commission nationale ayant pour but de piloter la création d’un « Centre de ressources documentaires et de recherche sur l’écologie politique » tel qu’exposé ci-dessus et d’y joindre des propositions en termes de financement.
Cette commission nationale sera chargée de répondre à ces questions et de présenter aux Verts un projet pour mars 2005.

Ce type de structure nous manque aujourd’hui cruellement. Elle nous manque pour approfondir notre réflexion sur la société, pour adapter notre programme au fur et à mesure de son évolution et pour dresser des perspectives d’avenir.


Signataires :

Florès François, L. Frédéric, Lowczyk Olivier, Minnaert Pierre, Mées Sandrine, Blet Jean-François, Portugal Maria, Belu Adrian, Gleysse Yvan, Lelièvre Maud, Ferrier Lucien, Belu Adrian, Azzaro Nicole, Grosso Guillaumme, Fournet Yann, Malvezin Bruno, Chiajèse Roger, El Atmina Sarah, Auger Suzanne, Lecuyer Colette, Yogananthan Muggiah, Gaspalou Michèle, Vasquez Oscar, Pompili Barbara, Cormand David, Zentelin Jean-Louis, Bereza Roman, Chenais Joel, Borvon Gérard.

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