<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">

<channel>
	
	<link>http://lesverts.fr/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>

	

	


	
		
		<item>
		<title>Algues vertes : l'État exonère les agriculteurs de leurs responsabilités </title>
		<link>http://lesverts.fr/article.php3?id_article=5021</link>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Les Verts ne peuvent que constater le manque d'ambition des mesures proposées, qui relèvent d'une opération cosmétique pour « cacher ces algues qu'on ne saurait voir ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'abord, elles ne consistent qu'à corriger les effets les plus dramatiques d'une politique agricole ultra-intensive qui étouffe les territoires bretons, sans s'attaquer aucunement aux causes globales du phénomène. À défaut d'une action concertée à l'échelle de la Bretagne, il y a fort à parier que les dispositions prises en 2010 pour quelques baies devront être élargies dans 5 ans à de nouvelles baies et bassins versants. Les Bretons ne sont plus dupes des annonces vertueuses sur les prétendues interdictions d'augmentation des cheptels dans les « zones en excédents structurels » : promesses entendues 100 fois mais jamais respectées ! Sur pression du syndicat majoritaire et sur ordre du gouvernement, les préfets ne cessent de signer des dérogations...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ensuite, en assumant à la place des agriculteurs l'essentiel des actions correctives, l'État permet à ces derniers d'éviter toute remise en cause et toute prise en charge des « externalités » de leurs pratiques. On est là bien loin des affirmations vertueuses du Grenelle de l'environnement, qui visait à obliger chaque acteur économique à anticiper les conséquences de ses pratiques au lieu de les rejeter sur les générations futures. Avec la mise en place d'unités de méthanisation du lisier et de compostage des algues, l'État prend dans les poches des citoyens pour permettre aux agriculteurs de ne faire aucun effort technique et continuer leur emballement suicidaire vers le gigantisme et l'aberration agronomique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le gouvernement rate une occasion de réformer une agriculture ultra-intensive qui détruit les sols, les eaux, la biodiversité, l'économie touristique et conchylicole côtière, la santé et le revenu des agriculteurs.
La Bretagne a besoin d'une réforme en profondeur de son « modèle » agricole, bien au-delà des seuls bassins versants côtiers ! La disparition réelle et durable des algues vertes nécessite :
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://lesverts.fr/puce.gif' alt='-' /&gt; une application enfin stricte et sincère des règlementations européennes et françaises,
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://lesverts.fr/puce.gif' alt='-' /&gt; un plan pluriannuel de reconversion des élevages hors-sols (porcs et volailles) vers des pratiques plus durables (porcs sur paille, plein-air ou biologique ; volailles de qualité ou biologiques), de façon à permettre aux éleveurs de vivre décemment de leur métier et de ne plus être des salariés de l'industrie agro-alimentaire,
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://lesverts.fr/puce.gif' alt='-' /&gt; un plan de reconversion de l'élevage laitier intensif vers des systèmes autonomes et économes (alimentation à base d'herbe, élevage biologique...),
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://lesverts.fr/puce.gif' alt='-' /&gt; l'implication des citoyens et des agriculteurs respectueux de l'environnement dans la mise en &#339;uvre du plan : aucune amélioration ne pourra être sérieuse si les savoir-faire des agriculteurs « durables » et des agriculteurs biologiques ne sont pas mutualisés et valorisés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On ne fera pas évoluer l'agriculture en laissant de côté ceux qui ont pris de l'avance !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les mesures annoncées n'abusent personne : ni l'appareil agro-industriel qui sait qu'il va pouvoir continuer comme avant, ni les citoyens qui savent que rien n'est résolu.&lt;/p&gt;</description>
		
		  <category domain="http://lesverts.fr/rubrique.php3?id_rubrique=2">Communiqués></category>
		
		<dc:date>2010-02-09T08:22:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Affaire Conti : soulagement</title>
		<link>http://lesverts.fr/article.php3?id_article=5020</link>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Pour autant, les Verts appellent l'Etat à renoncer aux poursuites au civil qu'il est susceptible d'engager à l'encontre de ces militants syndicaux et de ne pas choisir
la voie de l'acharnement judiciaire face à ceux qui luttent pour la défense des ouvriers dans un contexte particulièrement difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Djamila Sonzogni
Porte-parole nationale des Verts&lt;/p&gt;</description>
		
		  <category domain="http://lesverts.fr/rubrique.php3?id_rubrique=2">Communiqués></category>
		
		<dc:date>2010-02-05T14:12:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lionel Guérin</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title> &#8232; Après Copenhague, arrêtons les demi-mesures : pour un arrêt rapide de la commercialisation des thons rouges&#8232;</title>
		<link>http://lesverts.fr/article.php3?id_article=5019</link>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&#8232;Cette mesure doit obligatoirement et rapidement être accompagnée d'un plan de sortie de flotte et de mesures d'aide à la reconversion pour tous les métiers de la filière (pêche, transformation, commercialisation), dans un objectif de pêche durable centrée sur la pêche artisanale. Les Verts font en effet clairement la distinction entre les senneurs industriels et la petite pêche artisanale (thonaille) qui concerne la majorité des pêcheurs français et seulement 10 % des prises.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En demandant un moratoire de 18 mois, le gouvernement français opte pour une position médiane et hypocrite qui ne satisfait ni les environnementalistes ni les professionnels et insulte les scientifiques qui ne cessent d'alarmer les membres de la CITES. La France doit peser pour une prise de décision rapide de l'Union Européenne sur cette question en vue de la prochaine réunion de la CITES à Doha le 25 mars prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les Verts&lt;/p&gt;</description>
		
		  <category domain="http://lesverts.fr/rubrique.php3?id_rubrique=2">Communiqués></category>
		
		<dc:date>2010-02-05T08:06:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lionel Guérin</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Guy Marimot, une vie d'écologiste</title>
		<link>http://lesverts.fr/article.php3?id_article=5018</link>
		<description>&lt;img src=&quot;http://lesverts.fr/IMG/arton5018.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;150&quot; height=&quot;125&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;div class='spip_documents spip_documents_center' &gt;&lt;img src='http://lesverts.fr/IMG/jpg/guym500-2.jpg' width='480' height='320' style='border-width: 0px;' alt=&quot;(JPEG)&quot; /&gt;&lt;/div&gt;</description>
		
		  <category domain="http://lesverts.fr/rubrique.php3?id_rubrique=135">Sonothèque></category>
		
		<dc:date>2010-02-04T22:42:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Les Verts - ab</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Attentat de Karachi : Réaction des Verts </title>
		<link>http://lesverts.fr/article.php3?id_article=5017</link>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Il n'est pas l'heure de polémiquer sur les noms d'éventuels responsables, ni de désigner des coupables avant que la justice n'ait pu faire son travail. Nous souhaitons en premier lieu nous associer à la satisfaction des défenseurs des familles des victimes, qui voient ainsi leurs efforts des dernières années reconnus. Mais si les faits évoqués étaient effectivement avérés, si la mort des 14 victimes de l'attentat se trouvait d'une manière ou d'une autre liée à un pacte de corruption impliquant de hauts responsables publics français, une telle faute, une telle indignité devraient être très lourdement sanctionnées.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous souhaitons que toute la lumière puisse être faite sur cette affaire, et attendons en particulier que les réformes engagées par le gouvernement sur la disparition du juge d'instruction et l'extension du secret-défense - qui soustrait de nombreux documents aux investigations de la justice - n'entravent pas la sincérité et l'efficacité de l'enquête.&lt;/p&gt;</description>
		
		  <category domain="http://lesverts.fr/rubrique.php3?id_rubrique=2">Communiqués></category>
		
		<dc:date>2010-02-04T15:22:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Fin de droits pour un million de chômeurs d'ici fin 2010 : une catastrophe sociale qui demande une réaction immédiate</title>
		<link>http://lesverts.fr/article.php3?id_article=5016</link>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
L'Etat doit mettre en place une mesure d'urgence pour prolonger les droits de ces personnes afin de leur éviter de « couler », de perdre leur logement, leur voiture, leur employabilité éventuelle, leur vie de famille,...
Cette mesure d'urgence si elle est nécessaire ne peut pas régler le problème de fond. Seule une véritable politique de l'emploi peut régler le problème du chômage : économie verte créatrice de centaines de milliers d'emplois, réduction du temps de travail, abrogation des exonérations sur les heures supplémentaires, soutien à l'Economie Sociale et Solidaire créatrice d'emplois d'utilité sociale non délocalisables... Il faut réserver les emplois créés en priorité aux chômeurs en fin de droit et leur assurer une reconversion rémunérée pour les accompagner et les former à ces nouveaux métiers.
Trouver l'argent pour mettre cela en place n'est pas un problème : les exonérations d'heures supplémentaires coûtent 4 milliards d'euros à l'Etat, la baisse de la TVA pour les restaurateurs 2,8 milliards d'euros.
On voit bien qu'il ne s'agit pas de moyens mais de volonté politique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Djamila sonzogni, porte parole nationale&lt;/p&gt;</description>
		
		  <category domain="http://lesverts.fr/rubrique.php3?id_rubrique=2">Communiqués></category>
		
		<dc:date>2010-02-02T16:18:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lionel Guérin</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Appel des Verts à la manifestation pour la Palestine du 6 février 2010 à Paris</title>
		<link>http://lesverts.fr/article.php3?id_article=5015</link>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
De nombreuses ONG comme Amnesty International constatent que la population Gazaouie vit encore aujourd'hui une catastrophe humanitaire et sociale sans précédent et que la reconstruction s'avère impossible en raison de la politique israélienne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'impunité dont jouit l'État d'Israël met à mal le respect du droit international et des résolutions de l'ONU. L'Union Européenne et la France doivent exercer toutes leurs responsabilités pour que le droit international ne soit plus bafoué et que les crimes de guerre soient jugés comme le préconise le rapport Goldstone voté par l'assemblée générale de l'ONU.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les Verts appellent tous les démocrates français à se joindre à la manifestation organisée par le « Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens » le samedi 6 février prochain à 14 heures au départ de la Place de la République à Paris pour que cessent le blocus de Gaza et la colonisation de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La délégation des Verts à cette manifestation sera dirigée par Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne, Françoise Alarmatine, Brigitte Brozio, Denis Baupin membres du Collège exécutif, et Jérôme Gleizes, responsable de la commission transnationale, et de nombreux militant/es Vert/es y seront également présents.&lt;/p&gt;</description>
		
		  <category domain="http://lesverts.fr/rubrique.php3?id_rubrique=2">Communiqués></category>
		
		<dc:date>2010-02-01T11:16:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Relaxe de Villepin : la crédibilité de Sarkozy pendue à un crochet de boucher </title>
		<link>http://lesverts.fr/article.php3?id_article=5014</link>
		<description>Après l'affaire des réfugiés échoués en Corse et libérés, il est important de rendre hommage aux juges qui font honneur à la fonction qu'ils occupent en faisant preuve d'indépendance malgré les menaces et les pressions que le gouvernement ne cesse de faire peser sur eux.</description>
		
		  <category domain="http://lesverts.fr/rubrique.php3?id_rubrique=2">Communiqués></category>
		
		<dc:date>2010-01-28T14:03:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Débat sur la sécurité des réseaux d'approvisionnement en électricité</title>
		<link>http://lesverts.fr/article.php3?id_article=5013</link>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;M. le président.&lt;/strong&gt; L'ordre du jour appelle le débat sur la sécurité des réseaux d'approvisionnement en électricité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'organisation du débat ayant été demandée par le groupe de la Gauche démocrate et républicaine, la parole est à M. Yves Cochet, orateur de ce groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;M. Yves Cochet.&lt;/strong&gt; Monsieur le président, monsieur le ministre d'État, mes chers collègues - peu nombreux -, notre groupe a effectivement souhaité qu'il y ait un débat sur la sécurité ou la vulnérabilité du système électrique français, car, depuis plusieurs années, celui-ci montre ses faiblesses ; ce fut le cas au début de l'année 2010, mais aussi en 2009. Ce sera peut-être également le cas - nous avons des raisons de le craindre, j'y reviendrai - au cours des prochaines années. Ainsi, des dizaines de milliers, sinon des millions, de foyers, des dizaines de milliers, sinon des millions, de nos concitoyens ont été privés d'électricité pendant plusieurs jours en raison d'aléas climatiques qui, d'après ce que nous savons, ne cesseront probablement pas de se multiplier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le samedi 24 janvier 2009, une violente tempête a secoué la France. Le Sud-Ouest, particulièrement touché, a déploré jusqu'à 1,7 million de foyers privés d'électricité. Selon le gestionnaire RTE - le réseau de transport d'électricité - 118 lignes à haute et très haute tension et 93 postes de transformation ont été hors service au plus fort de la crise. Les lignes à basse et moyenne tension ont également subi de graves avaries.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malgré la rapidité et l'ampleur des moyens mis en &#339;uvre par les agents d'EDF, de RDF et de RTE, il a fallu plus d'une semaine pour rétablir l'électricité partout. Pourtant, cette tempête avait été annoncée par Météo France. On ne peut donc que constater l'extrême fragilité du réseau électrique français face aux aléas climatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, aujourd'hui, il fait froid. Nous verrons ce qui se passera entre dix-huit heures et vingt heures, au moment où la consommation sera la plus forte. Au début de cette année 2010, des milliers de familles provençales ont été privées d'électricité jusqu'à quatre jours consécutifs pendant une vague de froid, comme celle que nous connaissons aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous avons même entendu des responsables d'EDF appeler les Provençaux et les Bretons à réduire leur consommation électrique, alors que, depuis une quarantaine d'années, un matraquage publicitaire fait par EDF les a incités à s'équiper en chauffage électrique, lequel est l'un des facteurs de la fragilisation du système électrique français. EDF stigmatise les familles qui ont suivi ses propres recommandations : c'est scandaleux !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le système électrique français est beaucoup trop vulnérable, pour trois raisons principales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Premièrement, l'enfouissement des lignes à basse et moyenne tension, ainsi que des lignes à haute et très haute tension, est insuffisant, par rapport à des pays comme l'Allemagne, où l'impact des aléas climatiques est fortement réduit. Je ne fais qu'évoquer le problème du coût, car nous pourrons en parler davantage au cours du débat.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deuxièmement, la concentration de la production électrique sur de grosses centrales, notamment nucléaires, est excessive. Ceci implique la nécessité d'entretenir un réseau important de lignes à haute et très haute tension qui, quand elles sont touchées, affectent des populations importantes. Le réseau est, en principe, maillé, un peu comme l'internet, mais il est beaucoup moins résilient, et lorsqu'une ligne tombe...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;M. Jean-Claude Lenoir.&lt;/strong&gt; Internet va en Chine !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;M. Yves Cochet.&lt;/strong&gt; Heureusement, nous n'exportons pas d'électricité en Chine !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsqu'une ligne tombe, il peut y avoir un effet de dominos - un tel incident s'est produit en Allemagne -, c'est-à-dire que l'ensemble du réseau peut basculer. Là réside la fragilité de la région PACA et de la Bretagne. On n'est pourtant jamais en bout de ligne dans un réseau maillé. Or il s'agit là d'un réseau dont la topologie est différente, d'un réseau arborescent. Dans ce cas, si l'on est derrière la feuille du réseau, la ligne est coupée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Troisièmement, la vulnérabilité de notre système électrique provient d'une trop forte demande d'électricité due à la promotion du chauffage électrique au détriment d'autres modes, pour rentabiliser la filière nucléaire, qui a bénéficié de nombreux investissements depuis trente-cinq ans. Cette dépendance oblige la France, pendant les pics de consommation - nous en connaîtrons peut-être un ce soir -, à atteindre les limites du système en matière de production, de transport, de répartition et de distribution, à risquer le black-out, comme nous l'avons vécu en 2009 et en 2010, et à surinvestir dans les infrastructures de production ou de transport pour seulement quelques jours par an.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce débat doit donc nous éclairer sur les moyens de « dévulnérabiliser » le système électrique français, au vu de ces trois risques. À cette fin, nous devons élaborer un plan d'urgence visant à faire face aux conséquences des aléas climatiques ; évaluer la capacité de résistance des réseaux de production, de transport et de distribution ; évaluer le coût et la faisabilité de l'enfouissement des lignes - ce qui peut être une solution partielle ; étudier l'impact sur la santé et l'environnement des lignes à très haute tension - qui est aujourd'hui l'objet de polémiques ; réorienter notre production d'électricité vers plus de décentralisation et de diversité - je pense bien sûr aux énergies renouvelables ; enfin, tenter, par des mesures drastiques, de réduire significativement notre consommation d'électricité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai déjà indiqué les six conditions de « dévulnérabilité » du réseau électrique. Je vais maintenant me concentrer sur l'une d'entre elles : la réduction de la consommation. Ma critique portera essentiellement sur le chauffage électrique, qui a fait l'objet d'une politique constante de la France, concomitante au lancement du programme électronucléaire français, il y a environ trente-cinq ans, au moment du premier choc pétrolier, sous le gouvernement Messmer. La France a investi, depuis cette époque, environ 400 milliards d'euros. Je le dis en regardant M. Lenoir, cela a été, d'une certaine manière, une réussite industrielle...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;M. Jean Proriol.&lt;/strong&gt; Vous avez été ministre sous la gauche !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;M. Yves Cochet.&lt;/strong&gt; Je le reconnais, la gauche a fait la même chose. Mais pas les écologistes ! Nous avions pour notre part anticipé les conséquences d'une telle politique, lesquelles n'avaient pas été envisagées à l'époque par les dirigeants.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous avons de nombreux exemples de ces conséquences, comme les aléas climatiques qui entraînent la rupture d'approvisionnement en électricité de nos concitoyens. Je vais démontrer l'aspect pervers du chauffage électrique. Le risque principal est une panne lorsqu'il fait froid ou lors d'une tempête, ou encore, lorsqu'il fait très chaud, la mode nouvelle consistant à climatiser les bâtiments.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quels sont les perdants de ce surdimensionnement du système électrique français ? D'abord, la sécurité énergétique, nous l'avons constaté avec les deux incidents qui ont eu lieu, cette année et l'année dernière ; ensuite, les émissions de CO2, catastrophiques à cause des pics de consommation ; la collectivité, c'est-à-dire les contribuables, qui financent le surdimensionnement du système électrique français ; EDF elle-même, qui est perdante puisqu'elle investit beaucoup trop dans ce qui pourrait être lissé autrement ; enfin, les consommateurs, qui paient au prix fort cette électricité de pointe.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'ailleurs, selon Les Echos, l'avant-projet de loi sur la réforme du marché de l'électricité prévoit que les tarifs réglementés seront plus élevés pendant les périodes de pointe. Vous pourrez peut-être, monsieur le ministre, nous éclairer sur ce point. Il y a eu hier un démenti d'EDF. Le président Gadonneix avait dit qu'il faudrait augmenter de manière générale les tarifs de l'électricité. Il a été remercié, notamment pour cette raison. M. Proglio augmentera-t-il les tarifs ? Nous l'ignorons. Cela étant, nous aurons bientôt une nouvelle loi portant sur le marché de l'électricité. Monsieur le ministre d'État, cette loi prévoit-elle d'augmenter les tarifs pour les heures de pointe, qui peuvent se produire pendant quelques jours, voire quelques semaines ? Je vais sans doute vous étonner, mais je ne suis pas opposé à une telle mesure, qui pourrait inciter à ne plus construire de bâtiments tributaires du chauffage électrique, comme c'est le cas actuellement pour 70 % des logements neufs. Il y a eu un véritable matraquage pour convaincre les gens que l'électricité était une énergie formidable. En réalité, elle peut nous conduire au black-out.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les gagnants sont les traders d'électricité, les constructeurs de logements et les fabricants de convecteurs électriques, ceux que j'ai appelés lors du débat sur le Grenelle, de manière amicale, le « gang des grille-pains » ! Cette tendance est encore renforcée par les dispositions que vous avez prises en faveur d'une mauvaise taxe carbone - qui a certes été retoquée par le Conseil constitutionnel et qui va revenir devant notre assemblée -, qui n'inclut pas l'électricité dans l'assiette de la taxe. Ainsi, vous incitez nos concitoyens à choisir le chauffage électrique, dans la mesure où il n'est pas soumis à la taxe carbone !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quel choix avons-nous ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Soit nous poursuivons la fuite en avant à travers les fausses bonnes idées, telles que gérer la pointe, produire plus d'électricité ou créer de nouveaux usages, comme la climatisation - il y en a bien d'autres, telles les pompes à chaleur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Soit nous choisissons la seule approche rationnelle du point de vue thermodynamique, mais aussi du point de vue politique et des investissements financiers, une démarche de type « négawatt », c'est-à-dire la sobriété, l'efficacité et les énergies renouvelables, par la mise en &#339;uvre de mesures tarifaires, réglementaires et fiscales simples.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il existe une contrainte structurelle sur le système électrique : il faut produire à tout instant autant d'électricité que la demande. Il n'y a en effet que très peu de stockage. La pointe de puissance est le moment de l'année où la demande est la plus importante, à cause du chauffage électrique. C'est cette pointe de puissance qui entraîne un surdimensionnement considérable, même pour quelques heures par an, parce que ce sont des centrales à flammes et elles seules qui peuvent être appelées au moment des demandes de pointe.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ceci est considérable. Par exemple, la consommation due au chauffage électrique durant la pointe hivernale du 7 janvier 2009 est responsable d'une surconsommation en puissance de 34 000 mégawatts, soit l'équivalent de la moitié du parc électronucléaire français.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous sommes donc en face d'une contradiction majeure du système électrique français : d'un côté, nous avons un parc électronucléaire excédentaire en base - lorsque la demande est moindre, nous produisons beaucoup trop - et, de l'autre, une demande excédentaire en pointe. C'est ce qui s'est produit le 7 janvier 2009 et qui se produira peut-être ce soir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'usage du chauffage électrique représente à lui seul 60 térawattheures de consommation, soit 12,3 % de la consommation annuelle totale de la France en électricité. Mais, pendant l'hiver 2008-2009, nous avons dépassé 70 térawattheures, soit près de 15 % de la consommation électrique totale de la France. C'est l'équivalent de la consommation totale d'un pays comme la Suisse, simplement à cause du chauffage électrique !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, et plus encore avec cette mauvaise taxe carbone, 70 % des logements neufs sont chauffés à l'électricité, soit 27 % de la consommation totale du parc résidentiel. Cette situation est unique en Europe. Les conséquences en termes de fragilité du système électrique sont désastreuses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne parlerai pas du gradient thermique, car ce sujet serait trop technique. J'en viens à ma conclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le rendement du chauffage électrique est particulièrement faible, alors que l'électricité est une matière noble. Mais la dégrader dans des convecteurs est une bêtise thermodynamique que je n'ai jamais comprise ! le rendement global de la filière est de l'ordre de 25 %, soit la moitié de ce que font les autres pays en Europe. Le rendement thermodynamique est nul. Nous pouvons faire beaucoup mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelles sont les orientations que je propose, aujourd'hui, à l'occasion de ce débat ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;M. le président.&lt;/strong&gt; Il faut conclure !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;M. Yves Cochet.&lt;/strong&gt; Je conclus, monsieur le président.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'agissant de la sobriété et de l'efficacité des énergies renouvelables, nous pourrions prendre les mesures suivantes : revoir la politique tarifaire pour favoriser les économies d'énergie dans la future loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité, la loi NOME ; imposer une réglementation contraignante sur toutes les énergies, je l'ai également souligné, à savoir : imposer cinquante kilowattheures pour tous les bâtiments neufs et non exempter les bâtiments faisant appel à l'électricité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;M. le président.&lt;/strong&gt; Il faut conclure, mon cher collègue !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;M. Yves Cochet.&lt;/strong&gt; Il faut renforcer la réglementation thermique de 2005 et, enfin, revoir la fiscalité et, notamment, inclure l'électricité dans l'assiette de la taxe carbone qui serait mieux intitulée ainsi : contribution énergie climat !&lt;/p&gt;</description>
		
		  <category domain="http://lesverts.fr/rubrique.php3?id_rubrique=131">Assemblée nationale></category>
		
		<dc:date>2010-01-28T10:19:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Barbara Pompili</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Conversion écologique et sociale de l'économie - Saint Nazaire</title>
		<link>http://lesverts.fr/article.php3?id_article=5012</link>
		<description></description>
		
		  <category domain="http://lesverts.fr/rubrique.php3?id_rubrique=131">Assemblée nationale></category>
		
		<dc:date>2010-01-28T10:15:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Barbara Pompili</dc:creator>
		

		</item>
	
	
	

</channel>

</rss>
