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Rapport sur le 2ème Congrès des Verts Mondiaux
Ayant eu lieu à Sao Paulo (Bresil), du 1er au 4 mai 2008
![]() Les Déclarations, les résolutions, les Vidéos et les archives sont disponibles, en anglais, à partir du site de la Coordination des Verts mondiaux
Rapport sur le 2ème Congrès des Verts Mondiaux 1) RÉUSSITE DU CONGRES : Le 2ème Congrès des Verts mondiaux a été une grande réussite tant du point de vue politique qu’organisationnel. Ceci mérite d’abord d’être souligné : ce Congrès intervenait en effet sept ans après le premier, qui avait eu lieu à Canberra (Australie) en avril 2001, mais autant le premier avait été programmé de longue date et organisé de main de maître par les Verts australiens, autant celui de Sao Paulo a été programmé tardivement, rendant la tâche difficile aux Verts brésiliens et au Comite d’organisation. Il avait été décidé a Canberra que le second Congrès des Verts mondiaux devrait se tenir si possible sur le continent africain en 2006 ou 2007. Wangari Maathai, créatrice du Green Belt Movement puis du parti Vert kenyan, prix Nobel alternatif puis Prix Nobel de la Paix en 2004, élue en 2002 députée puis vice-ministre de l’environnement, et qui avait été l’une des oratrices les plus applaudies du Congrès de Canberra avait présenté la candidature de Nairobi. Cette candidature avait été retenue par le Comité d’organisation (composé de trois personnes élues pour chacune des Fédérations continentales des Verts, ainsi que des représentants de fondations liées aux partis Verts allemand (Heinrich Boll), suédois (Green Forum), et brésilien (Herbert Daniel). Mais en avril 2007, Wangari Maathai, absorbée par ses multiples activités, par le contexte national préoccupant du Kenya et par l’absence de mandat de la part des autres Verts d’Afrique, jetait l’éponge. Les Verts brésilien, avec l’appui de la Fédération des Verts des Amériques, ont alors présenté la candidature de Sao Paulo et ont réussi la gageure de bien organiser ce Congrès en un an avec l’appui, bien sûr, du Comité d’organisation des Verts mondiaux. Finalement, la farouche volonté des organisateurs a rencontré celle des Verts du monde entier et ce sont 88 délégations venues de tous les continents, dont certaines très importantes (41 Mexicains, 23 Coréens, 21 Japonais, etc...) qui ont fait le long voyage pour donner un nouveau souffle à l’élan des Verts mondiaux. 2) LE CONTEXTE ET LES ENJEUX : Sept ans après Canberra, le contexte mondial et celui des Verts ont évolué. Le 11 septembre, les guerres en Irak et en Afghanistan, l’accroissement de l’unilatéralisme américain sous l’administration Bush, ont accru l’insécurité internationale. Le changement climatique, qui était au cœur du Congrès de Sao Paulo, est devenu un sujet de préoccupation majeur dans tous les pays du monde, reconnu comme réel et dévastateur, alors que de nombreuses voix le contestaient encore en 2001. Ceci présente un avantage et un inconvénient pour les Verts : ils sont reconnus pour leur clairvoyance et la justesse de leurs analyses bien au delà du cercle de leurs électeurs et ont ainsi gagné en crédibilité et en légitimité. Par contre la reprise apparente de ce thème par les forces politiques traditionnelles, qui ne se donnent pas pour autant les moyens d’y remédier, peut à court terme donner l’impression que les Verts ont perdu de leur utilité. La hausse brutale du prix du pétrole et des matières premières, la poursuite des manipulations génétiques, la progression de la production des biocarburants au détriment de la nourriture, les pénuries alimentaires qui conduisent à des émeutes de la faim, l’aggravation constante de la fracture Nord /Sud, l’enrichissement des plus riches et la paupérisation de la grande majorité engendrés par la mondialisation néo-libérale, la hausse des pollutions en tous genres, montrent de plus en plus les impasses du mode développement actuel et offrent aux Verts l’opportunité de démontrer la pertinence de leurs solutions. Pourtant, depuis sept ans, les Verts mondiaux n’ont pas opéré une percée vraiment significative, ils progressent lentement voire stagnent, dans l’ensemble, au niveau de leurs résultats et de leur représentation, même s’il convient bien sûr de différencier selon les élections et les pays : ces dernières années ont amené de spectaculaires progressions dans plusieurs pays d’Europe, au Mexique, au Brésil, en Australie et au Japon, mais aussi des régressions, comme en France ou en Italie. La progression des Verts, spectaculaire dans les années 1990, s’est ralentie mais peut reprendre si, reconnus comme des lanceurs d’alerte pertinents, ils réussissent a convaincre qu’ils détiennent aussi les solutions les plus pertinentes aux problèmes qui menacent la planète et l’humanité. 3) RAPPEL HISTORIQUE Les premiers contacts intercontinentaux organisés des Verts datent des années 1990, avec notamment la première rencontre planétaire organisée par les Verts brésiliens (déjà !) en 1992, en marge du Sommet de la Terre. La Coordination des Verts européens, créée en 1984, s’est renforcée en Fédération (1993) puis en Parti Vert Européen (2004). La Coordination des Verts d’Afrique, créée en 1994, s’est transformée en Fédération en 1998 avant de malheureusement péricliter depuis. La Fédération des Partis Verts des Amériques a été créée en 1997 et connaît une progression d’ensemble importante tant au niveau des résultats que du nombre de partis qui la composent. Le réseau des Verts d’Asie-Pacifique a été officiellement créé a Kyoto en 2005 mais existait déjà a de facto depuis sa rencontre a Brisbane en 2000. Outre les réunions régulières de ces instances, les principales réunions internationales des Verts ont été la rencontre euro-africaine des Verts a Nairobi en 1998 et la rencontre du « Millénaire Vert » à Oaxaca (Mexique) en 1999, qui avait préparé le premier Congrès, tenu à Canberra en 2001. Cette rencontre fondatrice, a laquelle ont participe 70 partis de tous les continents et des personnalités comme Ingrid Betancourt et Wangari Maathai, constitue bien sûr l’évènement majeur de la collaboration internationale des Verts. Elle a permis l’adoption d’une Charte commune et une structuration minimale avec l’instauration d’une Coordination composée de 3 membres élus par continent, ainsi que d’un Réseau de communication ouvert a tous les partis mais qui n’en a réuni qu’une vingtaine. Quant à la Coordination, dépourvue de secrétariat et composée de bénévoles, elle n’a pu fonctionner qu’a mimima, rédigeant quelques déclarations communes, et réussissant à organiser le 2ème Congres de Sao Paulo. Son renforcement était l’un des enjeux de ce Congres. 4) PARTICIPATION A SAO PAULO : Nous avons vu qu’environ 88 partis et mouvements écologistes politiques de tous les continents ont participé, certains envoyant des délégations de plusieurs dizaines de personnes. Chaque parti disposait (comme à Canberra) de 3 droits de vote, de préférence répartis entre un homme, une femme et un(e) jeune. 5) LE DÉROULEMENT DU CONGRES DE SAO PAULO : Le Congrès de Sao Paulo a été précédé le jeudi 1er mai par deux débats organisés par la Fondation allemande Heinrich Böll, le premier sur le développemnt durable des grandes villes, débat auquel participait Denis Baupin, le second sur le rôle des Verts entre gouvernement et opposition, au cours duquel Isabelle Durant, ex vice-premiere ministre et ex-ministre de l’environnement en Belgique et une actuelle ministre Verte tchèque dans le cadre d’une alliance avec la droite ont participé. 6) RÔLE DE LA DÉLÉGATION FRANÇAISE : 7) CONCLUSION : Le second Congrès a constitué une étape positive car son organisation même, malgré les conditions difficiles, et la réponse positive massive de 88 partis et mouvements qui ont tenu à participer, permettent de vérifier, sept ans après Canberra, que les Verts mondiaux, constituent bel et bien, par le caractère original et novateur de leurs positions comme par leur unité de vues, une famille politique nouvelle. Cette famille écologiste, défendant le développement soutenable, est distincte de l’offre productiviste des partis conservateurs, démocrates-chrétiens, sociaux-démocrates ou d’extrême gauche. Si les partis Verts sont généralement bien ancrés à la base, il est symptomatique que des personnalités comme Wangari Maathai et Ingrid Betancourt figurent parmi les membres éminents de ce courant politique nouveau, qui n’entend plus seulement « agir localement, penser globalement » mais aussi « agir localement, penser et agir globalement ». NB : la retransmission intégrale du Congrès peut être vue sur le site des Verts mondiaux : http://www.globalgreens.org . grâce à la générosité des députées européennes britanniques qui ont apporté 8000 Euros pour que cette retransmission par vidéo-conférence puisse avoir lieu.
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