|
L’importance du vote Vert
Il nous reste 5 jours de campagne,
5 jours où tous les candidats ont enfin le même temps pour s’exprimer, 5 jours pour faire entendre la radicalité de l’Ecologie politique. Il nous reste 5 jours pour convaincre de l’importance du vote Vert. Chers amis, Il nous reste 15 jours de campagne, Il nous reste 15 jours pour convaincre de l’importance du vote Vert. Quinze jours pour expliquer que la candidature pour la planète, Quinze jours pour proposer les seules solutions réalistes pour l’environnement, pour une société de justice sociale et de liberté. Quinze jours aussi pour dire que notre projet ne connaît pas de frontières. Il est riche de possibilités qui se déclinent au plus près du terrain, dans nos communes et régions. Il s’inscrit dans l’Europe qui est une part de notre avenir, il s’inscrit dans un monde dont nous sommes solidaires au Darfour, en Tchétchénie, en Somalie où au Tibet. Car, n’en déplaise aux adeptes du ministère de l’identité nationale, ce sont le mélange et les échanges qui font notre culture et notre identité. Notre France n’est pas une couleur de peau, Notre France n’est pas un tampon sur une carte de séjour, notre France n’est pas un drapeau au salon, celle pour qui les citoyens et citoyennes d’ici sont celles et ceux qui sont ici ! ![]() Notre France est celle aussi où tous ceux qui sont ici sont non seulement citoyens de Corse, de Paris ou de Bretagne, citoyen de France, mais aussi citoyens d’une Europe en construction. Et nous, les Verts, européens convaincus, nous avons la responsabilité de le rappeler quand ceux ou celle qui s’habillent de tricolore ont tendance à l’oublier. Car l’Europe est la grande absente de cette campagne. Une Europe dont on semble avoir peur de parler après les grands débats de 2005 : le cinquantenaire du Traité de Rome a moins inspiré les candidats que les paroles de la Marseillaise. Le Traité de Rome, c’est une formidable promesse de paix, c’est l’idéal d’une Europe politique, d’une coopération entre les peuples, c’est le début de la construction européenne. Pourtant, cinquante ans après, l’Europe résonne plus comme synonyme d’un modèle libéral que nous rejetons. Deux ans après le 29 mai, l’heure n’est plus à savoir qui avait raison ni à compter les points entre partisans du Oui ou du Non, Nous voulons renouveler la promesse d’espoir faite à Rome il y a cinquante ans. Notre Europe est une utopie crédible et ambitieuse, pas un mirage ni une construction de technocrates. Les Verts ont choisi le chemin d’une Europe qui porte d’autres dynamiques que le productivisme et le libéralisme, d’une Europe qui soit le ferment d’une communauté de destin entre ses peuples et ses citoyens, d’une Europe plus solidaire et plus démocratique, d’une Europe reliée aussi aux peuples, indissociables de son passé comme de son avenir, du pourtour méditerranéen. Notre Europe n’est pas une forteresse, elle est ouverte aux vents du monde ! L’Europe pour être voulue doit pouvoir faire rêver, on ne la construira ni contre ses citoyens ni sans eux. Cette Europe dont nous avons besoin peut grandir sans désir d’Europe. Car nous avons besoin de l’Europe, besoin d’une constitution européenne, nous en avons besoin pour protéger la planète, besoin pour renforce la solidarité internationale, besoin pour répondre aux défis à venir. ![]() ...Ou plutôt pour répondre aux défis d’aujourd’hui. , Notre société se trouve confrontée aux menaces que nous annonçons depuis plus de trente ans. Les nouveaux convertis à la grande cause écologique ont-ils pris la mesure de cette urgence ? J’en doute ! C’est la grandeur des vert que d’avoir toujours dit qu’il n’y aura pas d’engagement majeur pour l’écologie, que nous ne résoudrons pas la crise écologique sans répondre à ceux qui se demandent comment ils vont finir le mois, à ceux qui craignent pour leur avenir à cause de la consonance leur nom, à ceux qui, ce soir encore, ne savent pas où se loger. Répondre aux défis pour notre planète passe par un plan de lutte contre l’exclusion, par une vraie politique de la ville assurant les mêmes services au centre ville comme dans les banlieues et les zones rurales, par une lutte sans faiblesses contre les discriminations. Après cinq ans de casse sociale, de reculs environnementaux et de racisme latent légitimés par les propos stigmatisants d’un ancien Ministre, candidat aux plus hautes fonctions, nous savons sans aucun doute qu’il n’y a RIEN à attendre de la droite pour répondre aux défis de la planète. Alors la gauche a le devoir de proposer une alternative crédible. Pour l’instant, à l’écouter, entre deux Marseillaises, on hésite à croire qu’elle soit en train de proposer l’alternative environnementale, sociale et démocratique que les précédents gouvernements de gauche n’ont jamais vraiment tenté. Ne nous leurrons pas, il ne suffira pas d’un référendum anti-Sarkozy pour changer la France ! Certes, parce qu’il est anti-social, parce qu’il stigmatise des populations entières et érige des barrières encore plus hautes là ou nous voudrions abolir les frontières, parce qu’il est libéral et productiviste, c’est sans hésitations aucune que les Verts veulent battre Nicolas Sarkozy. Mais nous ne le battrons pas sans projet, ni programme. Parce que nous ne sommes pas de ceux qui se réfugient sur une montagne en attendant d’être majoritaires tout seul, nous sommes prêts, nous l’avons dit, à construire une coalition qui portera un projet à la hauteur des enjeux.. Mais parce que nous savons aussi qu’il n’y a rien de pire pour nourrir les discours populistes, qu’une gauche qui déçoit, une fausse alternance se fera sans les Verts. Alors, ceux qui voudront faire exister l’écologie au soir du 22 Avril et pour les cinq ans à venir ne peuvent hésiter. Il n’y a qu’un seul bulletin c’est le bulletin Vert. Les élus Verts prouvent chaque jour à nos alliés socialistes qu’il est d’autres politiques que le renoncement. Mais les sondages, les sondages, me direz vous ? Les Verts font de la politique en défendant des idées et des engagements, pas en en s’alignant sur des études d’opinion. Les Verts ne seront pas plus centristes parce que leur électorat le serait qu’ils n’étaient pour le nucléaire quand ses partisans était majoritaires dans les sondages. Et, croyez moi, si Louis Blanc, Jean Jaurès et Jules Guesde s’étaient souciés des sondages en 1905, Ségolène Royal ne pourrait pas aujourd’hui se prévaloir du socialisme. Et si, en 1974 René Dumont s’était soucié du score final, nous ne serions pas là ce soir. Alors, avec le soutien de tous ceux qui ont commencé ce chemin en faisant confiance aux générations futures, à nous de porter l’originalité de l’écologie, une radicalité qui ne se limite pas aux discours, mais correspond aux actes, une radicalité aujourd’hui nécessaire. Vous avez remarqué que dans une belle tentative de recyclage Nicolas Sarkozy avait cité Jaurès. Comme le député de Carmaux me semble quand même plus de notre histoire que de la sienne, je ne voudrais pas le laisser aux habitants de Neuilly. "L’histoire, écrivait Jaurès, enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir". Eh bien cet espoir, nous le portons ce soir et nous continuerons à le porter, car c’est avec cette conviction chevillée au corps qu’entre le catastrophisme et le "rien n’est possible" il existe une place pour une politique écologiste apte à répondre au changement climatique et à la crise énergétique comme à la crise sociale . J’ai confiance dans notre capacité à ouvrir cet autre chemin, c’est pourquoi le 22 avril j’irai mettre dans l’urne un bulletin au nom de Dominique Voynet car il n’y a pas d’alternative sans les Verts. Et quoi qu’il arrive, Les Verts seront là, nos combats continueront, parce que nous savons nous inscrire dans le long terme, nous continuerons à lutter contre l’hydre productiviste qui hante les politiques françaises, on nous trouvera toujours là où sont le combat contre la misère, pour la justice et les droits humains. Après la présidentielle et les législatives nous continuerons à chercher des réponses à l’urgence écologique, à nous battre pour qu’elles soient mises en œuvre. Parce qu’il n’est plus temps d’annoncer les catastrophes et de se contenter d’une écologie de la protestation, nous saurons aussi nous renouveler pour porter des réponses à la hauteur des crises que nous affrontons. Vous tous engagés pour la défense de la faune et de la flore, de l’environnement, militants de la décroissance et de l’économie solidaire, des droits humains, de la solidarité Nord-Sud, vous pouvez compter sur nous, mais rien ne se fera sans vous. Au lendemain de l’anniversaire de l’assassinat de Martin Luther King, il n’est pas inutile de relire celui qui dans un climat de d’extrême violence, n’a pas faibli et à continuer de porter un espoir de paix. Il disait : "Ce n’est pas l’obscurité qui chasse l’obscurité, c’est la lumière. Ce n’est pas la haine qui chasse la haine c’est l’amour". Ce n’est pas avec des petits renoncements et des votes de raison que l’on fait gagner ses valeurs. Alors le 22 Avril, ![]()
Mot(s) clé(s) :
|
![]() Agenda médias Derniers communiqués ECOLE Tous dans la rue le 4 septembre Rentrée 2010 : les cinq erreurs de Monsieur Chatel Tous ensemble contre le racisme d’Etat - Tous dans la rue le 4 septembre L'actualité verte Sur Rue 89 LIBERTÉ EGALITÉ FRATERNITÉ PETITION RETRAITES SDF, la seule réponse du gouvernement : l’expulsion brutale |
|
Plan du site | Annuaire des sites verts | Crédits |  Mentions légales | SPIP Les Verts : 247, rue du Faubourg Saint-Martin - 75010 Paris - tél. : 01 53 19 53 19 - fax : 01 53 19 03 93 |